

LE BLOG
DE KTYCAT
En mémoire deFreya & Lucky
A PROPOS
Mon rêve serait qu’un jour, plus jamais, nulle part, un animal ne connaisse la souffrance.
Je sais que ce rêve est fragile, presque irréalisable. Car tant que l’humain existera, la douleur existera aussi.
Pourtant, dans nos pays dits « civilisés », les choses avancent, lentement, timidement…
comme de petits pas hésitants vers plus de respect.
Mais ailleurs — et parfois même tout près de nous — la réalité est bien différente.
Dans certaines campagnes, dans des pays où perdurent des traditions cruelles, sur les îles, dans l’ombre de l’indifférence,
la souffrance animale reste profondément ancrée.
Il y a la corrida, abolie dans certains pays, mais pas encore chez nous.
Il y a les baleines, les phoques, les loups que l’on continue de tuer.
Il y a les canards gavés, les moutons mutilés.
Les lions et les tigres enfermés, privés de leur liberté.
Les singes, les chiens, les rats utilisés pour des expériences, alors que des alternatives existent.
Aujourd’hui, trop souvent, on tue pour le plaisir. On confond la mort avec un jeu.
On abat des chats « pris pour des lapins », on met en danger des promeneurs, des passants, des innocents.
Il y a aussi cette violence gratuite, incompréhensible.
Des êtres perdus, sans repères, qui s’acharnent sur des vies sans défense,comme si faire souffrir pouvait combler le vide.
Et puis il y a ceux qui adoptent un animal comme on achète un objet,
avant de l’abandonner au moment des vacances. On les retrouve en fourrière, en refuge,
entassés, oubliés… jusqu’à l’euthanasie, faute de place pour les suivants.
Je pense à ces chiens errants, en Roumanie, en Tunisie, au Maroc, et ailleurs encore.
Massacrés, chassés, ignorés.
Je pense à ces lieux où l’on tue encore, loin des regards, dans un silence que l’on préfère ne pas entendre.
Ils sont trop nombreux à mourir à cause de la bêtise humaine, de la lâcheté, de l’indifférence, parfois de la pure méchanceté. Face à tout cela, il y a ces associations. Sans argent, ou si peu. Sans aide, ou presque.
Elles se battent toute l’année, sauvent des vies quand elles le peuvent,
même si c’est toujours trop peu face à l’ampleur de la souffrance.
Alors je pleure, à chaque nouvelle histoire.
Et puis je rends hommage. Comme je peux, à ma manière.
À travers ce blog, à travers des images, des mots, une mémoire.
Le plus douloureux, c’est de constater que la justice de notre pays semble encore bien loin de cette réalité.
On en vient à se demander s’il reste du cœur, de l’empathie, du ressenti
chez ceux censés protéger les plus faibles.
Je suis certaine d’en oublier.
Mais ceux qui liront — s’il y en a — comprendront.
J’aime les animaux plus que les humains.
Ce blog n’est ni un réquisitoire, ni une leçon. C’est un cri du cœur.
Un témoignage écrit avec des larmes, de la colère parfois, mais surtout avec beaucoup d’amour.
Je ne prétends pas changer le monde.
Je veux simplement ne pas détourner le regard.
Refuser le silence, refuser l’oubli.
À travers ces mots, ces images, ces hommages,
je veux que chaque animal ait compté,
qu’aucune souffrance ne soit passée sans mémoire.
Si ce blog peut toucher ne serait-ce qu’une seule personne,
ouvrir un regard, éveiller une conscience,
alors il aura trouvé sa raison d’être.
Pour eux. Pour ceux qui n’ont pas de voix.
Pour ceux qui ont aimé, souffert, espéré.
Et pour ceux qui méritent, plus que tout, le respect.
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